La poésie andalouse et la poésie des troubadours
الشعر الأندلسي وشعر التروبادور
Andalusian poetry and the poetry of the troubadours

مقالات بحثية

La poésie strophique andaouse et la poésie lyrique des Troubadours

Pr Mohammed Abbassa
Université de Mostaganem
Algérie
Blog officiel

Guillaume IX (mort en 1127), comte de Poitiers et septième duc d'Aquitaine, est considéré comme le premier poète du sud de la France à avoir introduit des schémas de rimes de toutes sortes dans la poésie européenne. Guillaume IX fut le premier à employer le schéma de rimes standardisé popularisé par la poésie arabe, l'utilisant dans trois poèmes de son œuvre complète.
Les poètes provençaux utilisaient également des quatrains, des quintettes et d'autres formes que l'on retrouve dans les muwashshahat, les zajals et d'autres formes poétiques arabes.
Ces formes poétiques, apparues chez les troubadours, étaient absentes de la poésie européenne antérieure. Elles étaient plutôt influencées par la poésie arabe, considérée comme la première à avoir employé la rime.
Les poètes occitans excellaient dans l'art de la rime, non seulement en adoptant les techniques andalouses, mais aussi en enrichissant leur poésie d'autres formes et en modifiant de nombreux éléments.
Dans la poésie occitane, les poètes débutent leurs poèmes par un vers introductif, semblable au muwashshahat et au zajal andalous.
Une strophe du poème est appelée (vers) par le troubadour, et c'est le même nom que nous trouvons dans le muwashshahat et le zajal.
La poésie occitane emploie diverses structures métriques, notamment des quatrains suivis d'un refrain d'un seul vers, une forme utilisée par les Andalous dans leur zajal.
Marcabrun a composé de nombreux poèmes dans le style des muwashshahat, dont son célèbre poème « Estornel », dont la forme est identique à celle du muwashshah d'Abu Bakr al-Abyad.
Guillaume IX fut le premier poète européen à utiliser le refrain, bien qu'il y ait introduit une légère modification qui s'écartait quelque peu des modèles andalous. Chez les poètes troubadours, le refrain était appelé « vuelta ».
Les poèmes occitans peuvent être dépourvus de vers introductif et se composer uniquement de refrains, à l'instar des muwashshahat et zajal andalous.
La kharja, dans la poésie provençale, est appelée finida. Elle apparut d'abord dans les muwashshahat, puis dans les zajal. La poésie européenne ignorait la kharja avant les troubadours, contemporains des plus célèbres poètes andalous de muwashshah et de zajal.
Chez les Andalous, la kharja est le vers final du muwashshah ou zajal, tandis que dans la poésie occitane, certaines kharjas peuvent être le vers final du poème, et d'autres viennent directement après le vers final avec la même rime.
Les poèmes occitans abordaient les mêmes thèmes que les poèmes andalous, et leur forme était également identique à celle des poèmes andalous.
L'un des thèmes explorés par les poètes troubadours était l'amour courtois, un amour chevaleresque empreint de nobles valeurs. Ce concept se caractérise par la glorification de la femme et la soumission à elle, même si elle ne partage pas les sentiments de l'amant.
Ce thème apparaît également dans la poésie arabe et est particulièrement associé aux poètes 'Udhri, qui n'étaient pas destinés à épouser leurs bien-aimées. Néanmoins, ces poètes arabes continuèrent d'exprimer leur amour pour elles jusqu'à leur dernier souffle.
Cependant, l'amour que les poètes 'Udhri éprouvaient pour leurs compagnes commençait avant leur mariage. Mais chez les Occitans, cet amour était dirigé vers des femmes déjà mariées ou veuves, une interprétation erronée fondée sur la croyance que les poètes 'Udhri ne courtisaient que des femmes mariées.
Guillaume IX, comte de Poitiers, est considéré comme le premier poète ayant composé la poésie lyrique courtoise. Quand à Bernard de Ventadorn (mort en 1195), il fut parmi les premiers poètes provençaux à explorer le thème de l'amour chaste et à renouveler la poésie amoureuse. L'amour chaste exprimé par Bernard de Ventadorn n'est guère différent de l'amour platonique que l'on rencontre chez les Arabes.
Guilhem de Montanhagol (mort en 1268) fut le premier troubadour à aborder le thème de la chasteté dans la poésie occitane. Les historiens de la poésie occitane s'accordent généralement à dire que Guilhem de Montanhagol fut le premier à explorer le thème de l'amour chaste.
L'amour chaste qui apparaissait dans la poésie occitane fut transmis aux poètes troubadours par les jongleurs venant de l'Andalousie, et les poètes occitans l'utilisèrent comme une arme contre l'Eglise et pour ridiculiser les ecclésiastiques qui méprisaient les femmes.
Parmi les poèmes où les troubadours furent influencés par la poésie arabo-andalouse figure « L'Amour de la dame jamais vue », également connu sous le nom d'« Amour impossible » ou « Amour lointain », qui apparaît pour la première fois dans l'œuvre du troubadour Guillaume IX. Dans ce poème, le chevalier exprime son angoisse et son désir ardent de revoir sa bien-aimée, qu'il n'a jamais rencontrée.
Le thème de « La dame inconnue » est associé au poète Jaufré Rudel, prince de Blaye (mort en 1147), considéré comme l'un des plus célèbres troubadours du genre. Profondément amoureux de la comtesse de Tripoli, qu'il ne vit jamais, il composa pour elle de nombreux poèmes intitulés « Amour lointain ».
Quant à Rimbaud d’Aurenja (mort en 1173), il était profondément amoureux d’une jeune Lombarde, la comtesse d’Urgel. Il ne l’a jamais vue, mais l’aimait d’après les éloges qu’il avait entendus à son sujet. Il a composé plusieurs poèmes à son sujet, mais n’a jamais eu l’occasion de la rencontrer et est mort sans l’avoir jamais vue.
L'amour par la description est un genre poétique apparu en Andalousie avant l'époque de Guillaume IX, Jaufré Rudel et Rimbaud d'Orange. On le retrouve dans divers poèmes andalous, notamment les odes, les fragments, les zajals et les muwashshahat. Ibn Hazm al-Andalusi lui consacre également un chapitre dans son ouvrage « Le Collier de la Colombe ».
Sa'id ibn Judi al-Andalusi, émir d'Elvira, est considéré comme l'un des plus illustres poètes-chevaliers à s'être illustré sur ce thème. Un jour, il entra à Cordoue et s'approcha du palais de l'émir. Il entendit chanter une esclave, réputée en son temps pour sa beauté et son charme. Captivé par elle, sans jamais l'avoir vue, il composa de nombreux poèmes à son sujet, dont seul un fragment nous est parvenu. Les poètes troubadours partageaient ce même intérêt pour l'émir d'Elvira, mais Sa'id ibn Judi, mort en 284 AH (897 ap. J.-C.), les précéda de loin, eux qui apparurent en Provence au début du XIIe siècle.
Le poème « Alba » (L'Aurore) est un poème d'amour où le poète évoque la rencontre d'un chevalier et de sa dame par une nuit sombre, non loin du palais d'un seigneur féodal. Trouvant la nuit trop courte, ils se plaignent de l'aube précoce. Souvent, une tierce personne les accompagne : généralement un ami qui veille sur eux, parfois un gardien susceptible de les surprendre.
Ce poème, dans lequel la jeune fille attaque l'aube, était utilisé par les poètes troubadours pour se moquer des seigneurs féodaux qui se barricadaient dans leurs châteaux par crainte du moindre danger, surtout la nuit.
Le thème du « raccourcissement de la nuit » apparaît dans la poésie arabe avant même l'apparition des troubadours. Il est également abordé par les poètes du muwashshah et zajal en Andalousie, et repris par les poètes malhun plus tardifs au Maghreb et au Machrek.
Le poème pastoral « pastorella » raconte l'histoire d'une jeune fille de la campagne, souvent seule avec ses moutons. Ce type de poésie prend la forme d'un dialogue entre la bergère et un chevalier qui tente de la séduire par de douces promesses. Cependant, la jeune fille, avec son originalité et sa douceur caractéristiques, déjoue toutes les avances du séducteur. Dans le dernier vers, le poète fait l'éloge de la jeune fille, soulignant ses vertus et sa noblesse.
Ce thème apparaît dans la poésie arabe, où le poète chante les qualités de la jeune Bédouine du Levant et de la jeune fille rurale du Maghreb. Cependant, les Arabes n'emploient pas le thème de la séduction comme le font les poètes d'Oc au début de leurs poèmes. Néanmoins, les poèmes occitans se révèlent plus harmonieux, comme si ces troubadours tissaient selon des modèles précis.

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The Andalusian strophic poetry and the lyric poetry of the Troubadours

William IX (died 1127), Count of Poitiers and seventh Duke of Aquitaine, is considered the first poet from southern France to have introduced rhyme schemes of all kinds into European poetry.
William IX was the first to employ the standardized rhyme scheme popularized by Arabic poetry, using it in three poems from his complete works.
Provençal poets also used quatrains, quintets, and other forms found in muwashshahat, zajals, and other Arabic poetic forms.
These poetic forms, which originated with the troubadours, were absent from earlier European poetry. They were instead influenced by Arabic poetry, considered the first to employ rhyme.
Occitan poets excelled in the art of rhyme, not only by adopting Andalusian techniques but also by enriching their poetry with other forms and modifying numerous elements.
In Occitan poetry, poets begin their poems with an introductory verse, similar to the Andalusian muwashshahat and zajal.
A stanza of the poem is called a verse by the troubadour, and this is the same term we find in the muwashshahat and the zajal.
Occitan poetry employs various metrical structures, notably quatrains followed by a one-line refrain, a form used by the Andalusians in their zajal.
Marcabrun composed many poems in the style of the muwashshahat, including his famous poem "Estornel," whose form is identical to that of the muwashshah of Abu Bakr al-Abyad.
William IX was the first European poet to use the refrain, although he introduced a slight modification that deviated somewhat from the Andalusian models. Among the troubadour poets, the refrain was called a "vuelta".
Occitan poems may lack introductory verses and consist solely of refrains, like Andalusian muwashshahat and zajal.
In Provençal poetry, the kharja is called finida. It first appeared in muwashshahat, then in zajal. European poetry was unfamiliar with the kharja before the troubadours, contemporaries of the most celebrated Andalusian poets of muwashshah and zajal.
In Andalusian poetry, the kharja is the final verse of the muwashshah or zajal, while in Occitan poetry, some kharjas can be the final verse of the poem, and others follow directly after the final verse with the same rhyme.
Occitan poems addressed the same themes as Andalusian poems, and their form was also identical.
One of the themes explored by the troubadour poets was courtly love, a chivalric love imbued with noble values. This concept is characterized by the glorification of the woman and submission to her, even if she does not reciprocate the lover's feelings.
This theme also appears in Arabic poetry and is particularly associated with the 'Udhri poets, who were not destined to marry their beloveds. Nevertheless, these Arab poets continued to express their love for them until their dying breath.
However, the love that the 'Udhri poets felt for their companions began before their marriage. But among the Occitans, this love was directed toward women who were already married or widowed, a misinterpretation based on the belief that the 'Udhri poets only courted married women. William IX, Count of Poitiers, is considered the first poet to have composed courtly lyric poetry. As for Bernard de Ventadorn (died in 1195), he was among the first Provençal poets to explore the theme of chaste love and to revitalize love poetry. The chaste love expressed by Bernard de Ventadorn is not unlike the platonic love found among the Arabs.
Guilhem de Montanhagol (died 1268) was the first troubadour to address the theme of chastity in Occitan poetry. Historians of Occitan poetry generally agree that Guilhem de Montanhagol was the first to explore the theme of chaste love.
The chaste love that appeared in Occitan poetry was transmitted to the troubadour poets by minstrels from Andalusia, and the Occitan poets used it as a weapon against the Church and to ridicule clerics who despised women.
Among the poems in which the troubadours were influenced by Arab-Andalusian poetry is "L'Amour de la dame jamais vue" (The Love of the Lady Never Seen), also known as "Amour impossible" (Impossible Love) or "Amour lointain" (Distant Love), which first appears in the work of the troubadour Guillaume IX. In this poem, the knight expresses his anguish and his ardent desire to see his beloved again, whom he has never met.
The theme of "The Unknown Lady" is associated with the poet Jaufré Rudel, Prince of Blaye (died 1147), considered one of the most celebrated troubadours of the genre. Deeply in love with the Countess of Tripoli, whom he never saw, he composed numerous poems for her entitled "Distant Love."
As for Rimbaud d'Aurenja (died 1173), he was deeply in love with a young Lombard woman, the Countess of Urgell. He never saw her, but loved her based on the praise he had heard about her. He composed several poems about her, but never had the opportunity to meet her and died without ever having seen her.
Descriptive love poetry is a genre that emerged in Andalusia before the time of William IX, Jaufré Rudel, and Rimbaud d'Orange. It appears in various Andalusian poems, including odes, fragments, zajals, and muwashshahat. Ibn Hazm al-Andalusi also dedicated a chapter to it in his work "The Dove's Necklace."
Sa'id ibn Judi al-Andalusi, Emir of Elvira, is considered one of the most illustrious poet-knights to have distinguished himself on this theme. One day, he entered Cordoba and approached the Emir's palace. He heard a slave girl singing, renowned in her time for her beauty and charm. Captivated by her, without ever having seen her, he composed numerous poems about her, of which only a fragment has survived. The troubadour poets shared this same interest in the emir of Elvira, but Sa'id ibn Judi, who died in 284 AH (897 AD), preceded them by far, as they appeared in Provence at the beginning of the 12th century.
The poem "Alba" (The Dawn) is a love poem in which the poet recounts the meeting of a knight and his lady on a dark night, not far from the palace of a feudal lord. Finding the night too short, they complain about the early dawn. Often, a third person accompanies them: usually a friend watching over them, sometimes a guardian who might surprise them.
This poem, in which the young woman attacks the dawn, was used by troubadour poets to mock the feudal lords who barricaded themselves in their castles for fear of the slightest danger, especially at night.
The theme of the "shortening of the night" appears in Arabic poetry even before the emergence of the troubadours. It is also explored by the poets of the muwashshah and zajal in Andalusia, and taken up by later malhun poets in the Maghreb and the Mashreq.
The pastoral poem "pastorella" tells the story of a young country girl, often alone with her sheep. This type of poetry takes the form of a dialogue between the shepherdess and a knight who tries to seduce her with sweet promises. However, the girl, with her characteristic originality and gentleness, thwarts all the seducer's advances. In the final verse, the poet praises the girl, highlighting her virtues and nobility.
This theme appears in Arabic poetry, where the poet sings the praises of the young Bedouin woman of the Levant and the rural girl of the Maghreb. However, the Arabs do not employ the theme of seduction as the Occitan poets do at the beginning of their poems. Nevertheless, the Occitan poems are more harmonious, as if these troubadours were weaving according to precise patterns.

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تأثير الشعر الأندلسي على شعر التروبادور

الدكتور محمد عباسة
جامعة مستغانم
الجزائر
المدونة الرسمية

1 – البناء الشعري الخارجي:

يُعد غيوم التاسع (Guilhem IX) (ت 1127م) كونت بواتيه ودوق أكيتانيا السابع أول شاعر من جنوب فرنسا أدخل نظام القافية بكل أنواعها إلى الشعر الأوروبي.
وكان غيوم التاسع أول من نظَم القافية الموحّدة التي اشتهر بها الشعر العربي، وذلك في ثلاث قصائد من ديوانه.
كما استخدم البروفنسيون القصائد المربعة والمخمسة وغيرها من الأشكال التي نجدها في المسمطات العربية والموشحات والأزجال.
هذه الأشكال الشعرية التي وردت عند التروبادور، لم ترِد في الشعر الأوروبي الذي سبقهم. بل تأثروا فيها بالشعر العربي الذي يعد أول شعر عرف القافية.
لقد برَع الشعراء الأوكسيتانيون في القوافي ولم يكتفوا بما نقلوه عن الأندلسيين بل أضافوا أشكالاً أخرى إلى شعرهم، كما غيّروا في الكثير من عناصر القصيدة.
في الشعر الأوكسيتاني يستهل الشعراء قصائدهم بالمطلع مثلما يرد في الموشحات والأزجال عند الأندلسيين.
وتسمّى المقطوعة الواحدة من القصيدة عند التروبادور بيتا (vers) وهي التسمية نفسها التي نجدها في الموشحات والأزجال.
ترِد الأبيات في الشعر الأوكسيتاني متفاوتة الأقسمة، فمنها ما جاء مركّبا من أربعة أشطر مع قفل من شطر واحد، وهذا الشكل استخدمه الأندلسيون في الأزجال.
لقد نظم ماركبرو قصائد عديدة على منوال الموشحات، ومنها قصيدته المشهورة "الزرزور" (Estornel)، التي جاءت مطابقة لموشحة أبي بكر الأبيض من حيث الشكل.
وكان غيوم التاسع أول شاعر أوروبي استخدم الأقفال في الشعر إلا أنه أحدث تغييرا طفيفا خرج بها خروجا قليلا عن النماذج الأندلسية. والقفل يسمّى (vuelta) عند الشعراء التروبادور.
وقد تخلو القصيدة الأوكسيتانية من المطلع وتكتفي بالأقفال، شأنها في ذلك، شأن الموشحات والأزجال الأندلسية.
الخرجة عند الشعراء البروفنسيين تُسمّى (finida). ظهرت الخرجة لأول مرة في الموشحات ثم في الأزجال، ولم يعرف الشعر الأوروبي الخرجة قبل شعراء التروبادور الذين عاصروا أشهر الوشاحين والزجالين الأندلسيين.
فالخرجة عند الأندلسيين هي القفل الأخير من الموشحة أو الزجل، أما في الشعر الأوكسيتاني فقد تكون بعض الخرجات القفل الأخير من القصيدة، والبعض الآخر يأتي بعد القفل الأخير مباشرة وبالقافية نفسها.
لقد تطرقت الخرجات الأوكسيتانية إلى المواضيع نفسها التي طرقها الأندلسيون في خرجاتهم، وأن الخرجات الأوكسيتانية أيضا جاءت مطابقة تماما للخرجات الأندلسية من حيث الشكل.

2 – البناء الشعري الداخلي:

البيت في الشعر الأوكسيتاني يعتمد على الوزن المقطعي بينما الشعر العربي نظامه كمي. وكلاهما يبنى على التفعيلة. غير أن بعض الموشحات الأندلسية قد تقطع كميا ومقطعيا أيضا.
وبما أن الموشحات نظمت في الغالب للغناء، فإن بعض القصائد البروفنسية جاءت على منوال بعض الموشحات من حيث عدد المقاطع الصوتية التي يتكون منها البيت. وقد أخذ التروبادور هذه الأوزان من خرجات الموشحات التي نظمها الأندلسيون باللغة العجمية.
إلى جانب اللغة الأوكسيتانية أو لغة أوك (oc) التي نظَم بها التروبادور قصائدهم، استعمل بعض الشعراء مفردات أجنبية في شعرهم، منها ما يعود أصله إلى اللهجات الأيبيرية واللغة العربية واللغة الإيطالية القديمة وكذلك الفرنسية.
جاءت هذه المفردات متناثرة في ثنايا قصائدهم على غرار ما ذهب إليه ابن قزمان الأندلسي (ت 1160م) في أزجاله إذ كان يستخدم أحيانا اللفظ العجمي في نظْمه.
ومن الشعراء من يستخدم مقطوعات كاملة بلغة أجنبية، وكان أول من ذهب في هذا الطريق غيوم التاسع الذي ضمّن قصيدته مقطوعة برمتها صَعُبَ على الدارسين تفسير معناها وتبيان أصلها اللغوي.
يجمع الباحثون المحدثون على أن لغة هذه المقطوعة الشعرية ما هي إلا لغة عربية محرفة. لكن غيوم أراد من خلال هذه اللغة المبهمة السخرية من اللغة اللاتينية التي هي أيضا غير مفهومة في بلاده.
أما ابن قزمان فقد استخدم في أزجاله هو أيضا مقطوعات تكاد تكون كلها بالعجمية. ومن المؤكد أنه ورث هذه الطريقة عن الزجالين الذين سبقوه أو الوشاحين الذين كانوا يستعملون العجمية في خرجات موشحاتهم.
لقد نظَم شعراء الأوكسيتانية بعض الأقفال بلغات أجنبية نقلا عن الأندلسيين الذين نظَموا بعض الخرجات بالعجمية.
استخدم التروبادور البروفنسيون ألفاظا مشتركة بينهم، استهلوا بها مقدمات قصائدهم، من بينها لفظة "رفاقي" أو "خليليّ" (companho) التي تداولها أكثر من شاعر في مقدمة قصيدته، وكان أول من استخدمها، الكونت غيوم التاسع الذي بدأ بها قصائده الثلاث الأولى.
هذه الألفاظ المألوفة عند الشعراء الجاهليين، تعوّد الشعراء الأندلسيون على استخدامها في شعرهم قبل الشعراء البروفنسيين.
وقد تشبه لفظة "رفاقي" الأوكسيتانية لفظة "صاحبيّ" التي انتشرت كذلك في مقدمات الشعر العربي من قصائد وموشحات.
لقد تعوّد الشعراء العرب أن يخاطبوا المرأة بصيغة المذكر، وذلك منذ العصر الجاهلي، كأن يقال لها: سيدي ومولاي وحبيبي، بدلاً من سيدتي ومولاتي وحبيبتي. وقد استخدمها الأندلسيون أيضا في شعرهم من موشحات وقصائد.
هذه الصيّغ استلطفها البروفنسيون ونقلوها حرفيا عن الأندلسيين إجلالاً للمرأة واحتراما لها. وكان التروبادور غيوم التاسع كونت بواتيه أول من استخدم لفظة "سيدي" في الشعر الأوكسيتاني عند مخاطبته المرأة.
لقد تعوّد غيوم التاسع على ذكر لفظة (midons) في بعض قصائده بمعنى سيدي أو مولاي، وظفها لأول مرة في الشعر الأوروبي. وقد استعذبها الشعراء التروبادور واستخدموها في شعرهم الكورتوازي للإشارة إلى السيدة.
كما استخدم البروفنسيون لفظة حبيبي وصديقي عند مخاطبتهم سيداتهم في قصائدهم. وقد جاءت أشعار كثيرة من هذا النوع يخاطب فيها أصحابها سيداتهم بصيغة المذكر، على غرار ما هو شائع في الشعر العربي من قصيد وموشح وزجل.
وفي الصورة الشعرية، استخدم التروبادور التعابير نفسها تقريبا التي وظفها العرب في المرأة ومنها الخناجر في صف قساوة العيون، والقمر في وصف الوجه وغيرها.

3 – الأغراض الشعرية الغزلية:

أ – الحب المؤانس:
من المواضيع التي تطرق إليها شعراء التروبادور الحب المؤانس أو الكورتوازي (amour courtois) وهو حب فروسي يتسم بالقيم النبيلة. هذا المفهوم يتميز بتمجيد المرأة والخضوع لها حتى وإن لم تبادل العاشق الشعور نفسه.
وقد وردَ هذا الموضوع في الشعر العربي واشتهر به العذريون الذين لم يكتب لهم الزواج بمعشوقاتهم، ومع ذلك، ظلّ هؤلاء الشعراء العرب يتغزلون بهن إلى آخر أيامهم.
غير أن حب العذريين لصاحباتهم بدأ قبل زواجهن. لكن الحب الأوكسيتاني قصد سيدات متزوجات من قبل أو أرامل، وهو تأويل خاطئ لاعتقادهم أن العذريين لا يتغزلون إلا بالنساء المتزوجات.
ويعد غيوم التاسع كونت بواتيه أول من نظم الشعر الغنائي الكورتوازي. أما برنار دي فنتادور (Bernart de Ventadorn) (ت 1195م)، فهو من بين الشعراء البروفنسيين الأوائل الذين طرقوا باب الحب الطاهر وهو من المجددين لشعر الحب المؤانس. فالحب الطاهر الذي نظمه برنار دي فنتادور لا يختلف كثيرا عن الحب العذري الذي وردَ عند العرب.
أما غيوم دي مونتانياغول (Guilhem de Montanhagol)، (ت 1268م) فهو أول تروبادور يتطرق إلى العفاف في الشعر الأوكسيتاني. ويذهب مؤرخو الشعر الأوكسيتاني إلى أن غيوم دي مونتانياغول أول من تطرق إلى موضوع الحب العفيف.
إن الحب العفيف الذي وردَ في الشعر الأوكسيتاني انتقل إلى شعراء التروبادور بوساطة الجونغلير من الأندلس، واستخدمه الشعراء سلاحا في وجه الكنيسة والسخرية من رجال الدين الذين كانوا يحتقرون المرأة.
ب – الحبيبة المجهولة:
قصيدة الحبيبة المجهولة وتسمّى أيضا بالحب المستحيل، والحب البعيد (l’amour lointain) ظهرت لأول مرة عند التروبادور غيوم التاسع. في هذه القصيدة يتحدث الفارس عن همومه واشتياقه لرؤية حبيبته التي لم يرها في حياته.
ارتبط موضوع "الحبيبة المجهولة" بالشاعر جوفري روديل (Jaufré Rudel) أمير بلايا (ت 1147م) الذي يعد من أشهر شعراء التروبادور في هذا المجال. لقد هام بحب كونتيسة طرابلس الشرق، ولم يرها أبدا في حياته ومع ذلك نظَم فيها شعرا كثيرا سمّاه "الحب البعيد" (amor de lonh).
أما رامبو دورانج (Raimbaut d’Aurenja) (ت 1173م) فقد هام بحب فتاة لمباردية، هي كونتيسة أورجل (Urgel). لم يرها بل أحبها لما سمع عنها من أوصاف حميدة. وقد نظَم فيها عددا من القصائد، ولم تكن له الفرصة للقائها ومات دون أن يراها.
الحب بالوصف نوع من الشعر ظهر في الأندلس قبل عصر غيوم التاسع وجوفري روديل ورامبو دورانج، وقد وردَ عند الأندلسيين في مختلف الأشعار، من قصائد ومقطّعات وأزجال وموشحات. وفي هذا الموضوع نفسه أورد ابن حزم الأندلسي في "طوق الحمامة" باباً في الحب بالوصف.
يعد سعيد بن جودي الأندلسي أمير ألبيرة (Elvira) من أبرز الشعراء الفرسان الذين اشتهروا بهذا الموضوع. لقد دخل ذات يوم مدينة قرطبة، واقترب من قصر الأمير فسمع جارية تغنّي، كانت موصوفة في زمانها بالجمال والحسن، فهام بذكرها، فقال فيها شعرا كثيرا ولم يبق منه سوى مقطوعة. ولم يختلف شعراء التروبادور عن أمير ألبيرة في هذا الموضوع، غير أن الشاعر سعيد بن جودي المتوفى سنة (284هـ-897م)، قد سبق بكثير شعراء التروبادور الذين ظهروا لأول مرة في البروفنس في مطلع القرن الثاني عشر الميلادي.
ج – قصيدة الفجر:
الفجرية (alba) قصيدة غزلية يتحدث فيها الشاعر عن لقاء فارس وسيدته في ليل حالك، غير بعيد عن قصر أمير من أمراء الإقطاع، لكنهما يستقصران الليل ويشتكيان من طلوع الفجر المبكّر. وغالبا ما يكون معهما شخصية ثالثة تتمثل في الصديق الذي يسهر على حراستهما وأحيانا الرقيب الذي قد يكتشفهما.
هذه القصيدة التي تتهجم فيه الفتاة على بزوغ الفجر استخدمها شعراء التروبادور للسخرية من رجال الإقطاع الذين يتحصنون في قلاعهم خوفا من أي مكروه خاصة أثناء الليل.
موضوع "استقصار الليل" ظهر في الشعر العربي قبل ظهور التروبادور، طرقه أيضا الوشّاحون والزجالون الأندلسيون، كما نظمه المتأخرون من شعراء الملحون في بلاد المغرب والمشرق.
د – الأغنية الرعوية:
القصيدة الرعوية (pastorella) تخص فتاة ريفية وغالبا ما تكون ترعى الغنم وحدها. ينظم هذا النوع من الشعر في شكل حوار بين الراعية والفارس الذي يحاول إغراءها بوعود جميلة، لكن الفتاة، وبأسلوب يغلب عليه الأصالة واللطف، تحبط كل المحاولات التي يبادر بها الفارس الغاوي. وفي الخرجة يثني الشاعر على الفتاة مستعرضا خصالها ونبلها.
لقد ظهر هذا الموضوع في ثنايا الشعر العربي، فالشاعر يتغنى بخصال الفتاة البدوية في المشرق والريفية في المغرب، إلا أن العرب لم يوظفوا موضوع الإغراء كما ذهب شعراء أوك في مستهل قصائدهم، ومع ذلك جاءت قصائدهم أكثر انسجاما وكأن هؤلاء التروبادور كانوا ينسجون على منوال نماذج ملزمة.

4 – الخصائص المشتركة في شعر الغزل:

أ – شكوى الفتاة:
تأتي في الشعر الأوكسيتاني عند التروبادور أمثلة كثيرة تُصوّر لنا الفتاة وهي تبكي فراق حبيبها. ومن ذلك صوّر لنا ماركبرو في قصيدة حوارية بكاء الفتاة على فراق حبيبها الذي سيق إلى الحرب، لائمةً في ذلك الملك لويس السابع الذي أمر بهذه الحرب وهي الصليبية الثانية سنة 1147م.
يرد هذا الموضوع في الموشحات والأزجال الأندلسية. إذ يجعل الوشّاحون الكلام على لسان الفتاة في المقطوعة الأخيرة بما فيها الخرجة من موشحاتهم. كما وردَ هذا الموضوع أيضا في بعض الأزجال.
هذه الخرجات كانت تغنّيها الفتيات رفقة العود في مجالس الأنس التي كانت تقام في قصور المسلمين وفي قصور النصارى أيضا بشمال الأندلس، ونظم على منوالها تروبادور إسبانيا الأغاني المسماة (cantigas di amigo) بمعنى "أغاني الحبيب".
وهذا من جملة الأسباب التي أدّت إلى انتقال هذا الموضوع إلى ما وراء البرانس من قبل الجونغلير (Juglares) المتكسبين وهم مداحو الأسواق الذين ترددوا أيضا على قصور بلاد أوك (pays d’oc)، فتناوله الشعراء التروبادور في قصائدهم وتناقله الذين جاءوا من بعدهم من شعراء اللغة الأوكسيتانية.
ب – الشخوص:
الرقيب من الشخوص المزعجة التي عانى منها التروبادور، فالرقيب الذي يمنع الفتاة من أي اتصال خارجي قد يُصعّب من مهمة الفارس العاشق الذي يطمح إلى لقائها. فيقظة الرقيب تزيد من غبن العاشق وشوقه لا سيّما بعد استحالة اللقاء.
والشعر العربي الغزلي يكاد لا يخلو من شخصية الرقيب التي حتّمتها تقاليد القبيلة في المجتمع العربي القديم حينذاك. وقد وظفها شعراء اللغة الأوكسيتانية في شعرهم، ومنهم التروبادور غيوم التاسع كونت بواتيه الذي يحدثنا في قصيدة من قصائد اللهو عن شكوى امرأة من رقبائها.
وقد تطرق شعراء اللغة الأوكسيتانية أيضا إلى الوُشاة والعذّال والحُسّاد، ذكَروهم في قصائدهم وتحدثوا عما يسببونه من متاعب للعشاق، فهم في نظر الشعراء أداة التفريق بين الحبيبين يجب الاحتراس منهم وعدم تصديقهم.
أما برنار مارتي (Bernart Marti)، وهو من شعراء منتصف القرن الثاني عشر للميلاد، فهو لا يرى فرقا ما بين هذه الفئة من الأشخاص والكفّار، فكلاهما لا يدخل الجنة، فهو يتمنّى لهم الجحيم لأنهم فرّقوه عن سيدته. وكان ابن قزمان أيضا يتمنّى كل المصائب للرقيب كما يتمنّى له أن يموت غير مسلم حتى يدخل نار جهنم.
وكان ابن حزم الأندلسي (ت 1064م) قد أورد في "طوق الحمامة" أبوابا في هذا المجال، منها "باب العاذل" و"باب الرقيب" و"باب الواشي"، ولا يستبعد أن يكون شعراء لغة أوك الأوائل قد ألمّوا بهذه المضامين التي جاء بها ابن حزم في كتابه.
ج – السر والكتمان:
كان الشاعر البروفنسي لا يتحدث عن المرأة إلا بألفاظ متسترة، وذلك احتراما لشرفها ومكانتها في المجتمع، وفي هذا الظرف، يعرض الشاعر عن ذكر اسم سيدته، لكنه يشير إليه بكنية ملغزة، تسمى (senhal) بمعنى الإشارة أو الرمز. ومن ذلك "الفارس الجميل" و"الجار الطيب" و"مولاي" وغيرها. هذه التسميات جلها مذكّرة، وكأن هؤلاء الشعراء يخاطبون رجالاً عظاما لا نساء.
وفي "طوق الحمامة" أفرد ابن حزم الأندلسي في كتابه حديثا عن هذا الموضوع سمّاه "باب طي السر". وقد استخدمه الشعراء البروفنسيون في شعرهم بطريقة شديدة الشبه بما وردَ عند الشعراء المشارقة والأندلسيين.
د – الخضوع والطاعة:
كانت المرأة الأوروبية في القرون الوسطى تعد من أحقر المخلوقات، لا يأبه بها أحد، بل ومنبوذة من قبل الكنيسة. وفجأة، من خلال الشعر الأوكسيتاني، أصبح التروبادور يخضع للسيدة ويكنّ لها كل الاحترام والطاعة ويستسلم لها من أجل الحب، بل ويخدمها كما يخدم العبد سيده في حين أن تاريخ المجتمع الأوروبي، في تلك الفترة، يكشف عما يخالف ذلك. هذا التوجه الجديد أثار حفيظة رجال الدين واعتبروه منافيا لتعاليم الكنيسة.
الشاعر غيوم التاسع، مع أنه كونت ودوق، أول من دعا إلى الخضوع (obedienza) للسيدة وطاعتها مقابل الرضا. غير أن طاعة الحبيبة فكرة ليست أصيلة في الشعر الأوروبي، ولم يرثها شعراء التروبادور من كتبِ الرومان أو اليونان، بل أخذوها عن العرب الذين عَرفوا هذا الموضوع قبل ظهور الشعر الأوكسيتاني.
عبّر شعراء التروبادور عن هذه الفكرة بلفظة الخادم، بمعنى أن العاشق يخدم سيدته مثلما يخدم الفرسان والعبيد رجال الإقطاع والأمراء في العصور الوسطى، وهي وسيلة للسخرية من رجال الإقطاع.
أما الشعراء العرب فقد عبّروا عن هذه الفكرة بلفظة العبد، وهي تختلف عن لفظة الخادم عند الأوروبيين، بمعنى أن العاشق يكون مُلكا للمعشوقة وعبدا لها، تماما كما يفعل السلاطين والملوك الذين اشتهروا بجمع العبيد من الغلمان والجواري، وكأن الشعراء أرادوا من خلال مذهبهم، السخرية من هؤلاء الملوك حين سمحوا للضعفاء مثل النساء أن يستعبدوهم.
هـ – الوفاء والتضحية:
يأتي في الشعر الأوكسيتاني أن الفارس يعاهد سيدته على الإخلاص والوفاء لها حتى وإن تمادت في تمنّعها. وأما فكرة العهد والوفاء للحبيبة، فلم ترد في الشعر الأوروبي قبل القرن الثاني عشر الميلادي، بل ظهرت لأول مرة مع ظهور حركة التروبادور.
وفي الأدب العربي أفرد ابن حزم الأندلسي باباً لهذا الغرض في كتابه "طوق الحمامة"، سمّاه "باب الوفاء" وأثنى عليه. لقد صوّر الشعراء العرب القدامى ضروبا من الوفاء لم يسبق لها مثيل في أشعار الأمم.
ثم انتقل هذا الموضوع من المشرق إلى بلاد المغرب والأندلس ونظم على منواله شعراء القصيد والوشّاحون والزجّالون، معبرين عم إخلاصهم ووفائهم لحبيباتهم.
في الشعر الأوكسيتاني يضحّي العاشق بكل ما يملك من أجل سيدته وهو مستعد للموت شهيدا من أجلها. وكان جوفري روديل قد هام بحب أميرة طرابلس الشرق ولم يرها قط، ومع ذلك فهو يصرّح في إحدى قصائده بأنه مستعد لأي تضحية من أجل رؤيتها حتى وإن كان ذلك الأسر عند المسلمين.
ومن الغرابة أن يحدث مثل هذه الظاهرة في المجتمع البروفنسي الذي كان يسوده الصراع المادّي في القرون الوسطى. لقد تحدّث بعض الشعراء التروبادور عن الاستشهاد في سبيل الحب والحبيبة. لكن أوروبا في ذلك الوقت لم تكن تعرف معنى الشهادة حتى في حروبها المقدسة.

5 – الأغراض الأخرى:

أ – وصف الطبيعة:
تعَود شعراء التروبادور على استهلال قصائدهم الغزلية بمقدمات ربيعية، فموضوع الطبيعة في الشعر البروفنسي الأوكسيتاني لا يأتي إلا متصلا بغرض الحب، ولم يصلنا من شعر التروبادور قصائد خالصة لموضوع الطبيعة، إلا عند المتأخرين في عصر النهضة الأوكسيتانية. وكأن هؤلاء الشعراء لا يشعرون بالحب إلا مع الأزهار ولا يستعذبون الغناء إلا مع تغريد العصافير.
أما في الشعر العربي فإن موضوع الربيع قد يقترن بأغراض أخرى كالحب والخمر والوصف، وقد يأتي أيضا مستقلا. وما جاء منه مقترنا بالغزل ينتشر انتشارا واسعا في الموشحات؛ فالشاعر يستلهم محاسن حبيبته من جمال الطبيعة.
ورغم تطابق بعض الخصائص في كلا الشعرين. إلا أن الشعراء الأندلسيين ذهبوا بهذا الموضوع إلى أبعد الحدود حينما قاموا بتشخيص عناصر الطبيعة الجامدة والحية في أشعارهم وهذا ما لم نلمسه عند شعراء البروفنس.
ب – الشعر الديني:
إن الشعر الديني الذي ظهر في أوروبا قبل ظهور حركة التروبادور، كان عبارة عن مدائح نظَمها الرهبان بأسلوب لاتيني مباشر لا يختلف عن النثر. وفي عصر التروبادور ارتبط هذا اللون من الشعر بالحب وتمجيد المرأة. فمن الشعراء من استخدم الحب للهجوم على الكنيسة ورجالها، وأما الشعراء الموالين للكنيسة فقد عارضوا الحب الكورتوازي الذي اعتبروه دينا جديدا ودعوا إلى تمجيد السيدة مريم.
كان الشاعر غيوم فيغيرا (Guilhem Figueira) (ت 1250م) الذي خصّص أغنية كاملة لهجاء البابوية، قد تجرأ على شتم الرهبان والحط من قيمتهم. وأما الكونت غيوم التاسع فقد دعا المرأة ألاّ تحب أحدا من رجال الدين.
يرى التروبادور الذين كانوا في صراع دائم مع الكنيسة، أن رجال الدين لا يحبّون بل هم أعداء الحب والمجتمع معا. وفي الأندلس، كان بعض الشعراء أيضا في خصام دائم مع رجال الدين، ومنهم ابن قزمان الذي أكثر في أزجاله من هجو الفقيه (رجل الدين) الذي كان يضايقه في مغامراته المُجونية ويمنعه من شرب الخمر.
وفي الشعر الأوكسيتاني يستغل التروبادور المناسبات الدينية، كرأس السنة الميلادية وغيرها، من أجل لقاء سيدته. وكذلك الشعراء الأندلسيون لم تفتهم هذه المناسبات، أما ابن قزمان فكان لما يتحدث عن "الناير" ينسى الحب ولا يذكر سوى أطباق الطعام وأنواع الفواكه.
والناير أو الينير كما يسميه ابن قزمان هو عيد رأس السنة الميلادية وكان الأندلسيون يحتفلون به يوم أول يناير بتقويم جوليان (Julien)، وبعد سقوط الأندلس، استقر في شمال غرب الجزائر وشمال المغرب. والناير لا علاقة له بخرافة الفرعون شيشناق (Sheshonq) (ت 924 ق.م) كما يزعم دعاة الوثنية. وشيشناق كان مقربا من العائلة المالكة، فاعتلى العرش سلميا بعد وفاة بسوسنس الثاني (Psousennès II) سنة 945 قبل الميلاد لأن ابنه كان متزوجا من ابنة الفرعون.
ج – الشعر السياسي:
قصيدة الحرب في الشعر الأوكسيتاني قد تكون أحيانا ممتزجة بإشارات إلى السيدة وذكر لحظات الوصال، وقد تأتي أيضا إشارات إلى الحرب في قصيدة الحب. يعد برطران دي بورن (Bertran de Born) (ت 1215م) من أكثر الشعراء تحمسا للحروب وقد عرف أيضا بشاعر الهجاء والتكسب.
أما التروبادور ماركبرو فقد نظم قصيدة رعوية تهجم فيها على الحرب الصليبية، لأنها تسبّبت في فراق الحبيبين، فيصوّر لنا ذلك على لسان الفتاة الريفية التي تبكي فراق حبيبها الذي سيق إلى الحرب، متهجّمة على الملك لويس السابع (ت 1180م) الذي دعا إلى هذه الحرب وهي الحرب الصليبية الثانية سنة 1147م.
وفي الشعر العربي، على مر العصور، غالبا ما تكون المرأة رمزا للوطن، يجب الدفاع عنه بكل الوسائل، فشرف الوطن من شرف المرأة. غير أن الشعراء العرب في القرون الوسطى لم يستخدموا قصيدة الغزل للسخرية من الملوك والأمراء، باستثناء العذريين الذين يكون بعضهم قد وظف ليلاه البعيدة المنال، رمزا للسطلة المغتصبة من قبل الأمويين حسب تصور الشاعر.
وبعد، فإن الشعر الأوكسيتاني الذي نظَمه الشعراء التروبادور في جنوب فرنسا في القرون الوسطى طرق موضوعات وأغراض أخرى غير التي ذكَرناها، تأثر فيها هؤلاء البروفنسيون بالشعر العربي.

6 – الأثر العربي في القصة الأوروبية:

من الواضح أن الرواية والمسرحية، على اختلاف أشكالها واتجاهاتها، قد تأثر فيها العرب في هذا العصر، بالآدب الأوروبي. ومع ذلك، فإن العرب كانوا قد نقلوا القصة إلى أوروبا خلال القرون الوسطى.
فالقصص التي ترجموها من الفارسية والهندية وهذبوها على طريقتهم كما زادوا فيها كألف ليلة وليلة وكليلة ودمنة، قد تأثر بها كتاب الغرب في جل موضوعاتها، فمن ذلك شخصية شهرزاد، وقصص السندباد البحري، وعلاء الدين والفانوس السحري وغيرها.
أما دانتي اليغييري، فرغم حقده على الإسلام بسبب تكوينه الديني، إلا أنه كان معجبا بالتراث الإسلامي. لقد أخذ من قصص المعراج ورسالة التوابع والزوابع ورسالة الغفران في تأليف "الكوميديا الإلهية". كما تأثر أيضا في ديوان "الحياة الجديدة" بالصوفية العرب، وعلى وجه الخصوص، محي الدين بن عربي الأندلسي (ت 1240م).
أما دانيال دي فو (Daniel de Foe) (ت 1731م) فقد نسج قصة "روبنسن كروزو" (Robinson Crusoé) على منوال قصة "حي بن يقظان" لابن طفيل الأندلسي (ت 1185م). وكان ابن سينا (ت 1037م) أيضا قد كتب عن هذه القصة.
يعد لامارتين (Alphonse de Lamartine) (ت 1869م) من أشهر شعراء فرنسا من خلال ديوانه الشهير "التأملات". وكان قد تأثر في قصيدته "البحيرة" (Le lac) بـ"سينية" البحتري (ت 897م) في وصف إيوان كسرى بالمدائن من ناحية الشكل والموضوع. غير أن لامارتين لم يقتصر على نظم الشعر فقط، بل كتب قصصا رائعة تأثر فيها بقصص ألف ليلة وليلة أشهرها (Geneviève). وكان لامارتين قد زار بلاد الشام وكتب عن المشرق.
أما بوكاشيو الإيطالي (Boccaccio) (ت 1375م)، فهو أيضا كان مولعا بقصص ألف ليلة وليلة، ويتجلى ذلك من خلال كتابه المشهور "الأيام العشر" (Decameron)، وهي مجموعة من القصص التي تبدو وكأنها من الليالي العربية.
أما غوته الأديب الألماني الكبير وصاحب فكرة الأدب العالمي، فقد كان قد اطلع على حضارة المشرق، كما تحدث عن العرب بصورة موضوعية.
وأما سرفنتس الذي اشتهر بروايته "دون كيشوت" (Don Quixote) التي يسخر فيها من الحب الفروسي، فقد كان مسجونا في مدينة الجزائر العاصمة. وكان قد وظف في هذه الرواية شخوصا عربية، إلا أن هذا الجندي لم يُعرف إلا بهذه الرواية التي يكون قد استوحاها من بعض الوثائق التي جلبها من الجزائر. ولم تنجح مسرحياته التي كتبها بعد رواية "دون كيشوت".
كان لافونتين قد تأثر بالقصة على لسان الحيوان، بالأخص كليلة ودمنة، إلا أنه استطاع أن يجعل من هذا الجنس الأدبي قصصا تعليمية موجهة للأطفال، فتأثر بها الأدب العالمي كما تأثر بها الأدب العربي في العصر الحديث.
وهناك مواضيع أخرى في الأدب العربي تأثرت بها الآداب الشرقية والغربية قديما وحديثا، كما تأثر الأدب العربي هو أيضا بالآداب الأخرى وعلى الخصوص في الأنواع الحديثة.

7 - بحوث ومذكرات:

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